“Seigneur Jésus, aie pitié de nous”
Les lectures de ce dimanche attirent notre attention sur une dimension de notre condition humaine : la maladie. C’est certainement pour refuser cette réalité que la télé fait presque toujours appel à des jeunes, à des personnes saines et belles, fortes et brillantes, pour ses présentations et sa propagande. Et nous savons aujourd’hui que certaines maladies ne sont pas simplement une souffrance personnelle, mais un drame social. C’était le cas de la lèpre au temps de Jésus. C’est le cas du VIH/Sida aujourd’hui, le cas des intouchables en Inde, et des parias de chacune de nos sociétés. Il fallait vraiment que Jésus envoie les lépreux auprès des prêtres pour que leur guérison soit aussi celle du peuple qui les avait vomis jusque-là. L’évangile, à la suite des deux premières lectures, nous invite donc à méditer sur trois moments ou aspects fondamentaux de notre vie : la maladie, la délivrance et l’action de grâce.
La maladie
Les dix lépreux sont habitués à rester à une distance à la fois « canonique » et « médicale » face aux personnes dites normales. De la même façon, c’est à distance qu’ils crient leur souffrance à Jésus. L’un des drames de toute maladie est justement, au-delà de la douleur physique qu’elle engendre, le détachement qu’elle peut impliquer envers ceux qui nous étaient proches. Et ce drame se répète à chaque maladie physique et à chaque pathologie morale, car il en est. Et Dieu seul sait combien ! En effet, bien que la médecine s’acharne avec un certain succès sur les malaises de notre corps, l’on constate chaque jour combien l’homme peut succomber aux maux «intérieurs». Ceux-ci peuvent atteindre même une personne athlétique et exubérante. Qui ignore les états d’anxiété qui rongent des vies encore à la fleur de l’age ? Les milliards de CFA ou d’euros que les pays investissent dans la santé apportent-ils vraiment un peu plus de bien-être ou alors, à cause d’une autre dimension que les hôpitaux ne peuvent soigner, l’homme continue de mourir à petit feu à moins de trouver aussi le chemin du traitement de son « coeur » ? Par ailleurs, si l’isolement dont souffrent la plupart des malades provient d’une considération à peine voilée qui accuse le patient d’être coupable – ou d’avoir fait quelque chose pour être dans cet état – la Parole de Dieu devrait nous instruire à ce sujet. Ce sont les fondamentalistes qui pensent que la maladie est une punition de Dieu ou une manifestation satanique. Jésus a été assez clair à ce propos, lorsqu’il répondait sur les galiléens que Pilate a fait tuer, et sur l'homme qui avait été malade depuis des décennies sans que ni lui, ni ses parents, aient été coupables de quoi que ce soit. Si Dieu nous faisait payer pour nos erreurs, nous ne serions même plus ici pour épiloguer là-dessus. Mais ce que nous venons de dire, pour retourner sur la maladie, n’exclut pas que certaines maladies soient liées à un péché, à une négligence qui peut sembler banale, mais dont les conséquences peuvent être fatales. Que des maladies de notre temps ou de toujours soient liées à la déviation et aux abus ne nous absout cependant pas du devoir de nous en occuper. Mais la pastorale chrétienne des malades considère que le soin physique ou psychique doit être soutenu par un accompagnement spirituel.Notre lèpre à nous, de nos jours et surtout en Afrique – dit-on - c’est probablement le SIDA, et ma petite expérience sur le traitement social que nous réservons à ceux qui en souffrent montre que depuis le temps de Jésus, certaines choses ont changé, heureusement. Dans nos paroisses et nos diocèses, de nombreux ministres et groupements paroissiaux collaborent dans l’accompagnement spirituel et la visite des malades. D’autres parmi nous continuent de changer de trottoir à la vue d’un malade ou d'un simple mendiant. Pour le chrétien, il ne s’agit jamais de boucler portes et fenêtres, mais justement de les ouvrir, d’accueillir, surtout ceux et celles qui sont dans une phase désormais critique. Il s’agit aussi d’aller au-delà de la condamnation d’autrui pour parvenir à un témoignage personnel et communautaire qui soutienne les efforts du corps médical d’une part, et fasse briller aux yeux de l’homme d’aujourd’hui, d'autre part, la beauté d’une sexualité intègre, transparente, vécue dans toute sa noblesse et sa fécondité originelles. Il faut évidemment du courage pour y croire et pour s’y mettre. Mais c’est l’évangile. Ceci vaut pour (ou mieux, contre) l’alcoolisme, le tabagisme, la prostitution et toutes les formes de maladies et de servitudes qui constituent nos maladies et nos jougs de chaque génération.
L’invocation et la guérison
Certains drames de l’évangile, comme celui de Lazare l’autre jour, et comme celui des lépreux ce dimanche, sont d’une simplicité cruelle. Le malheur de l’homme est presque tangible. L’humiliation crève les yeux, la ségrégation est systématique, et l’espérance ou la perspective d’amélioration égale à zéro. Comme pour Lazare (qui veut dire « Dieu l’a secouru »), il ne reste plus que l’aide de Dieu. Ces dix lépreux ont certainement entendu parler de Jésus, de ses pouvoirs comme médecin des âmes et des corps. Ils croient vraiment qu’à travers cet homme, « Dieu a visité son peuple » (Lc 7,16) et que le règne de Dieu est arrivé. Un règne où Dieu se fait tellement proche de l’homme souffrant qu’il va s’identifier à lui, brisant ainsi les « distances canoniques » dont nous parlions plus haut. « J’étais malade, vous m’avez visité » (Mt 25,36). Face au cri des malades et des souffrants, notre Eglise, née du coté transpercé de son Sauveur souffrant, a pris au sérieux le commandement du Christ, sous-jacent à celui de l’amour du prochain, d’aller guérir les malades (Mt 10,8). Cela n’a jamais été une « mission impossible » puisque depuis les premiers chapitres de l’évangile, les disciples se sont mis au travail (Mc 6,12-13) comme nous devrions le faire pour nos frères qui crient vers le ciel : « Seigneur, aie pitié de nous ». Tant de congrégations religieuses sont nées pour guérir les corps et les coeurs, car si l’homme est malade, c’est le corps et l’âme qui étouffent. S’il est sauvé – pas seulement guéri – c’est tout l’homme qui retrouve sa splendeur. L’évangile, ou plutôt l’évangéliste, prend soin d’utiliser deux verbes différents pour nous montrer combien il est important d’aller au-delà de la simple guérison physique (« Ils furent purifiés », tous les dix) pour parvenir à la plénitude du rapport avec Dieu et donc avec ses frères (« ta foi t’a sauvé »). On peut être guéri sans être sauvé, et c’est probablement ce qui est arrivé aux neuf autres lépreux, tellement heureux d’aller retrouver leurs familles, leur place à l’église et dans la société, qu’ils n’ont pas eu l’intuition de retrouver avant tout leur place auprès du Seigneur « qui a fait pour eux des merveilles ». Un samaritain, donc un homme sans aucune « position » à récupérer à l’église, mais désormais si proche du Seigneur qu’il se jette à ses pieds. Il est sauvé. Donc, heureux.
Et l’action de grâce...
Brièvement, constatons que si Jésus s’était attendu à des gestes de gratitude pour tout le bien qu’il faisait, il se serait bien vite découragé ! D'autres fois nous avons souligné le fait qu’aujourd’hui, on remercie de moins en moins. On prend les faveurs des autres comme des droits pour nous, ce qui n’est pas seulement une mauvaise éducation, mais un malaise assez préoccupant. En d’autres termes, il y a dans l'orgueil de la personnalité post-moderne le danger que le bien devienne motif de séparation. Alors par peur de devoir te remercier, je t’évite et je t’oublie. Parfois je te déteste parce que tu m’as fait du bien, car je me sens débiteur, et cela ne favorise pas mon amour-propre. Tu es un signe de ma petitesse et de ma pauvreté, puisque tu m’enrichis. Ce passage de l’évangile est probablement aussi une leçon qui nous permet de constater la beauté et la dignité qu’engendre cette notion de gratitude. Cela ressort très bellement aussi de la première lecture où, encore une fois, un non-juif semble mieux comprendre le don de Dieu que ceux qui malheureusement s’habituent à ce qu’ils croient savoir de Dieu. S’habituer à la bonté, à la beauté et ne plus s’émerveiller ni remercier, c’est perdre la fascination innocente devant le réel. Or, bien plus précieux que la gratitude dans les moeurs sociales, la reconnaissance ou le merci est une autre façon de dire « oui » à Dieu, de proclamer notre foi. « Merci Seigneur» signifie : Tu es mon Dieu, j’avoue (et j’en suis fier) que je te dois tout. Le paradoxe d’une véritable religion monothéiste est celui de reconnaître que nous sommes débiteurs de ce Dieu personnel qui nous a voulus, pensés, créés... et continue de nous créer à chaque millième de seconde! Saint Paul nous demanderait clairement, à propos de notre santé, de notre beauté et de tout notre être : « Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ? Et si tu as reçu, pourquoi t’enorgueillir comme si c’était un du ? ». La gratitude, selon un théologie contemporain, est l’anti-péché, car si le péché consiste à refuser (de dépendre de) Dieu, la gratitude, elle, refuse cette tentation de supprimer de notre cadre Celui que l’on doit remercier, dans l’illusion être « comme des dieux ». C’est en résumé le péché originel. C’est aussi la base de l’athéisme conscient qui dit : si Dieu existe, il est tout et il possède tout, même ce qui est à moi. Alors je ne suis plus entièrement autonome, « libre ». Il faut que je m’appartienne totalement. Je veux être à moi ! Donc, Dieu dérange, et il vaut mieux (pour moi) qu’il n’existe pas. Alors il n’existe plus.
Les lectures de ce dimanche attirent notre attention sur une dimension de notre condition humaine : la maladie. C’est certainement pour refuser cette réalité que la télé fait presque toujours appel à des jeunes, à des personnes saines et belles, fortes et brillantes, pour ses présentations et sa propagande. Et nous savons aujourd’hui que certaines maladies ne sont pas simplement une souffrance personnelle, mais un drame social. C’était le cas de la lèpre au temps de Jésus. C’est le cas du VIH/Sida aujourd’hui, le cas des intouchables en Inde, et des parias de chacune de nos sociétés. Il fallait vraiment que Jésus envoie les lépreux auprès des prêtres pour que leur guérison soit aussi celle du peuple qui les avait vomis jusque-là. L’évangile, à la suite des deux premières lectures, nous invite donc à méditer sur trois moments ou aspects fondamentaux de notre vie : la maladie, la délivrance et l’action de grâce.
La maladie
Les dix lépreux sont habitués à rester à une distance à la fois « canonique » et « médicale » face aux personnes dites normales. De la même façon, c’est à distance qu’ils crient leur souffrance à Jésus. L’un des drames de toute maladie est justement, au-delà de la douleur physique qu’elle engendre, le détachement qu’elle peut impliquer envers ceux qui nous étaient proches. Et ce drame se répète à chaque maladie physique et à chaque pathologie morale, car il en est. Et Dieu seul sait combien ! En effet, bien que la médecine s’acharne avec un certain succès sur les malaises de notre corps, l’on constate chaque jour combien l’homme peut succomber aux maux «intérieurs». Ceux-ci peuvent atteindre même une personne athlétique et exubérante. Qui ignore les états d’anxiété qui rongent des vies encore à la fleur de l’age ? Les milliards de CFA ou d’euros que les pays investissent dans la santé apportent-ils vraiment un peu plus de bien-être ou alors, à cause d’une autre dimension que les hôpitaux ne peuvent soigner, l’homme continue de mourir à petit feu à moins de trouver aussi le chemin du traitement de son « coeur » ? Par ailleurs, si l’isolement dont souffrent la plupart des malades provient d’une considération à peine voilée qui accuse le patient d’être coupable – ou d’avoir fait quelque chose pour être dans cet état – la Parole de Dieu devrait nous instruire à ce sujet. Ce sont les fondamentalistes qui pensent que la maladie est une punition de Dieu ou une manifestation satanique. Jésus a été assez clair à ce propos, lorsqu’il répondait sur les galiléens que Pilate a fait tuer, et sur l'homme qui avait été malade depuis des décennies sans que ni lui, ni ses parents, aient été coupables de quoi que ce soit. Si Dieu nous faisait payer pour nos erreurs, nous ne serions même plus ici pour épiloguer là-dessus. Mais ce que nous venons de dire, pour retourner sur la maladie, n’exclut pas que certaines maladies soient liées à un péché, à une négligence qui peut sembler banale, mais dont les conséquences peuvent être fatales. Que des maladies de notre temps ou de toujours soient liées à la déviation et aux abus ne nous absout cependant pas du devoir de nous en occuper. Mais la pastorale chrétienne des malades considère que le soin physique ou psychique doit être soutenu par un accompagnement spirituel.Notre lèpre à nous, de nos jours et surtout en Afrique – dit-on - c’est probablement le SIDA, et ma petite expérience sur le traitement social que nous réservons à ceux qui en souffrent montre que depuis le temps de Jésus, certaines choses ont changé, heureusement. Dans nos paroisses et nos diocèses, de nombreux ministres et groupements paroissiaux collaborent dans l’accompagnement spirituel et la visite des malades. D’autres parmi nous continuent de changer de trottoir à la vue d’un malade ou d'un simple mendiant. Pour le chrétien, il ne s’agit jamais de boucler portes et fenêtres, mais justement de les ouvrir, d’accueillir, surtout ceux et celles qui sont dans une phase désormais critique. Il s’agit aussi d’aller au-delà de la condamnation d’autrui pour parvenir à un témoignage personnel et communautaire qui soutienne les efforts du corps médical d’une part, et fasse briller aux yeux de l’homme d’aujourd’hui, d'autre part, la beauté d’une sexualité intègre, transparente, vécue dans toute sa noblesse et sa fécondité originelles. Il faut évidemment du courage pour y croire et pour s’y mettre. Mais c’est l’évangile. Ceci vaut pour (ou mieux, contre) l’alcoolisme, le tabagisme, la prostitution et toutes les formes de maladies et de servitudes qui constituent nos maladies et nos jougs de chaque génération.
L’invocation et la guérison
Certains drames de l’évangile, comme celui de Lazare l’autre jour, et comme celui des lépreux ce dimanche, sont d’une simplicité cruelle. Le malheur de l’homme est presque tangible. L’humiliation crève les yeux, la ségrégation est systématique, et l’espérance ou la perspective d’amélioration égale à zéro. Comme pour Lazare (qui veut dire « Dieu l’a secouru »), il ne reste plus que l’aide de Dieu. Ces dix lépreux ont certainement entendu parler de Jésus, de ses pouvoirs comme médecin des âmes et des corps. Ils croient vraiment qu’à travers cet homme, « Dieu a visité son peuple » (Lc 7,16) et que le règne de Dieu est arrivé. Un règne où Dieu se fait tellement proche de l’homme souffrant qu’il va s’identifier à lui, brisant ainsi les « distances canoniques » dont nous parlions plus haut. « J’étais malade, vous m’avez visité » (Mt 25,36). Face au cri des malades et des souffrants, notre Eglise, née du coté transpercé de son Sauveur souffrant, a pris au sérieux le commandement du Christ, sous-jacent à celui de l’amour du prochain, d’aller guérir les malades (Mt 10,8). Cela n’a jamais été une « mission impossible » puisque depuis les premiers chapitres de l’évangile, les disciples se sont mis au travail (Mc 6,12-13) comme nous devrions le faire pour nos frères qui crient vers le ciel : « Seigneur, aie pitié de nous ». Tant de congrégations religieuses sont nées pour guérir les corps et les coeurs, car si l’homme est malade, c’est le corps et l’âme qui étouffent. S’il est sauvé – pas seulement guéri – c’est tout l’homme qui retrouve sa splendeur. L’évangile, ou plutôt l’évangéliste, prend soin d’utiliser deux verbes différents pour nous montrer combien il est important d’aller au-delà de la simple guérison physique (« Ils furent purifiés », tous les dix) pour parvenir à la plénitude du rapport avec Dieu et donc avec ses frères (« ta foi t’a sauvé »). On peut être guéri sans être sauvé, et c’est probablement ce qui est arrivé aux neuf autres lépreux, tellement heureux d’aller retrouver leurs familles, leur place à l’église et dans la société, qu’ils n’ont pas eu l’intuition de retrouver avant tout leur place auprès du Seigneur « qui a fait pour eux des merveilles ». Un samaritain, donc un homme sans aucune « position » à récupérer à l’église, mais désormais si proche du Seigneur qu’il se jette à ses pieds. Il est sauvé. Donc, heureux.
Et l’action de grâce...
Brièvement, constatons que si Jésus s’était attendu à des gestes de gratitude pour tout le bien qu’il faisait, il se serait bien vite découragé ! D'autres fois nous avons souligné le fait qu’aujourd’hui, on remercie de moins en moins. On prend les faveurs des autres comme des droits pour nous, ce qui n’est pas seulement une mauvaise éducation, mais un malaise assez préoccupant. En d’autres termes, il y a dans l'orgueil de la personnalité post-moderne le danger que le bien devienne motif de séparation. Alors par peur de devoir te remercier, je t’évite et je t’oublie. Parfois je te déteste parce que tu m’as fait du bien, car je me sens débiteur, et cela ne favorise pas mon amour-propre. Tu es un signe de ma petitesse et de ma pauvreté, puisque tu m’enrichis. Ce passage de l’évangile est probablement aussi une leçon qui nous permet de constater la beauté et la dignité qu’engendre cette notion de gratitude. Cela ressort très bellement aussi de la première lecture où, encore une fois, un non-juif semble mieux comprendre le don de Dieu que ceux qui malheureusement s’habituent à ce qu’ils croient savoir de Dieu. S’habituer à la bonté, à la beauté et ne plus s’émerveiller ni remercier, c’est perdre la fascination innocente devant le réel. Or, bien plus précieux que la gratitude dans les moeurs sociales, la reconnaissance ou le merci est une autre façon de dire « oui » à Dieu, de proclamer notre foi. « Merci Seigneur» signifie : Tu es mon Dieu, j’avoue (et j’en suis fier) que je te dois tout. Le paradoxe d’une véritable religion monothéiste est celui de reconnaître que nous sommes débiteurs de ce Dieu personnel qui nous a voulus, pensés, créés... et continue de nous créer à chaque millième de seconde! Saint Paul nous demanderait clairement, à propos de notre santé, de notre beauté et de tout notre être : « Qu’as-tu que tu n’aies pas reçu ? Et si tu as reçu, pourquoi t’enorgueillir comme si c’était un du ? ». La gratitude, selon un théologie contemporain, est l’anti-péché, car si le péché consiste à refuser (de dépendre de) Dieu, la gratitude, elle, refuse cette tentation de supprimer de notre cadre Celui que l’on doit remercier, dans l’illusion être « comme des dieux ». C’est en résumé le péché originel. C’est aussi la base de l’athéisme conscient qui dit : si Dieu existe, il est tout et il possède tout, même ce qui est à moi. Alors je ne suis plus entièrement autonome, « libre ». Il faut que je m’appartienne totalement. Je veux être à moi ! Donc, Dieu dérange, et il vaut mieux (pour moi) qu’il n’existe pas. Alors il n’existe plus.
Que Dieu nous mette à l’école du samaritain guéri, sauvé, et nous fasse ressentir la joie de lui dire de tout coeur notre remerciement, preuve que nous sommes purifiés d'une autre lèpre qui a l'orgueil pour synonyme et l'obéissance pour formule magique.
Références bibliques: Rois : 5. 14 à 17 - 2Tm 2. 8 à 13 - Lc 17, 11 à 19 (cf. 28ème dimanche C)
Références bibliques: Rois : 5. 14 à 17 - 2Tm 2. 8 à 13 - Lc 17, 11 à 19 (cf. 28ème dimanche C)
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